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    Quelle politique pour la jeunesse ?
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    • Comment construire une véritable politique de la jeunesse ?
    • Marc-Olivier Padis
    • Mélanie Gratacos
    • Jean-Baptiste Prévost
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    Une politique de la jeunesse est-elle possible ?

     

    Les mouvements sociaux qui se succèdent traduisent une crise profonde. Les nouvelles générations sont plongées dans un grand désarroi et leur soutien au système se délite. Les étudiants constatent que leurs diplômes ne leur garantissent pas l'emploi, les trentenaires que l'ascenseur social est en panne, les plus jeunes sont confrontés au manque de perspectives.

     

    Sombre tableau. Mais, rappelons-le, il y a bientôt soixante ans que la jeunesse inquiète. Les Blousons noirs des années 1950, les beatniks des années 1960, les hippies du tournant 1970 ont tour à tour donné un visage à cette inquiétude : une frange de la jeunesse refusait de se laisser enfermer dans les codes et les valeurs du monde de leurs parents. Les « Jeunes » sont alors devenus une catégorie à part entière, avec ses aspirations propres, son mode de vie, ses revendications.

     

    C'est au début des années 1980, alors même que les valeurs portées par la génération 68 commencent à s'imposer, que la question se retourne : la jeunesse inquiétait, désormais elle s'inquiète. Aux figures d'une jeunesse libérée se substituent d'autres images, celles d'une rupture non plus choisie mais subie. Touchée de plein fouet par le chômage, la jeunesse n'est plus en quête de liberté, mais d'intégration. Peut-on encore parler de « la jeunesse », d'ailleurs ? Car dans cette nouvelle séquence, les inégalités qui s'étaient estompées durant les Trente Glorieuses resurgissent et se concentrent. C'est l'époque de la Marche des Beurs, qui voit en 1983 les enfants des immigrés maghrébins demander leur place dans la société française. Ceux de la classe moyenne découvrent 10 ans plus tard qu'ils ne sont pas à l'abri du chômage et de la précarité.

     

    Multiforme, complexe, enfiévrée quelquefois, cette demande d'intégration suscite une série de réponses politiques ayant en commun leur difficulté à trancher. Faut-il lancer des politiques spécifiques pour les jeunes, ou considérer que leurs problèmes ne sont que l'expression de blocages plus profonds ? Le cas du marché du travail, fortement structuré en France par l'opposition CDI/CDD, peut ainsi suggérer que les divers contrats jeunes ne sont guère qu'un pansement sur une jambe de bois, dans un modèle social qui protège les acteurs en place au prix de l'exclusion ou de la marginalisation des autres. Dans une société où le travail reste la clé de l'intégration, cela ne saurait être sans conséquence. La jeunesse est ainsi malmenée par les problèmes structurels qui affectent les institutions (l'université) ou l'économie (l'emploi, le logement).

     

    Une politique de la jeunesse, dans ces conditions, ne saurait se substituer à d'autres politiques, car c'est l'ensemble du système qui est en jeu. Pour autant on ne peut en faire l'économie, aussi bien parce que la jeunesse subit la plupart des travers du modèle français que pour l'avenir et les promesses qu'elle incarne. Le chantier est vaste, les enjeux capitaux. Le premier est peut-être de construire et d'imposer enfin une représentation correcte des questions, et ce alors même que la représentation politique des jeunes est aujourd'hui problématique. Le débat doit trouver ses interlocuteurs, les solutions ne pourront émerger que dans le cadre d'une confrontation organisée. Les positions et les représentations doivent aussi être intelligibles : c'est tout l'enjeu du présent dossier, que d'aider à cette intelligibilité.

    Quel diagnostic ?

    L’intégration sociale et économique des jeunes est marquée par des discontinuités, des contradictions, en un mot des difficultés. Préciser le diagnostic est indispensable si l’on veut construire une politique de la jeunesse. Plutôt qu’un problème de la jeunesse, on s’aperçoit ainsi qu’il existe une série de tensions qui interfèrent. La représentation politique des jeunes, sur laquelle pourrait s’appuyer une politique de la jeunesse, en est affectée.
    • Sociologue à l’EHESS, auteur d’un livre remarqué sous-titré "Essai sur le désordre des générations", Monique Dagnaud observe que la valeur qui tisse le lien social, la confiance que l'on accorde à soi et aux autres, s'est comme évanouie chez les jeunes Français. On voit se développer une culture de l’esquive ou du refus. Cette attitude détachée des enjeux collectifs et centrée sur l'ego perdurera-t-elle comme marqueur générationnel ? Lire l'article
    • L’entrée des jeunes dans la vie active conditionne leur socialisation politique, explique Marc-Olivier Padis, rédacteur en chef de la revue Esprit et coauteur du rapport Charvet intitulé "Jeunesse, le devoir d'avenir" (La Documentation française, 2001). Mais parler de dépolitisation est exagéré : il faut pointer les mobilisations informelles, hors des cadres politiques classiques, et les organisations de jeunes qui fonctionnent bien. Regarder la vidéo, dans le "A la Une/contributions au débat".
    • La présence insuffisante des jeunes dans les partis et syndicats explique en partie la représentation politique des intérêts de la jeunesse, ce qui peut poser problème, explique Mélanie Gratacos, présidente d’Animafac : il faut des interlocuteurs pour construire une politique de la jeunesse. Le dynamisme de l’engagement associatif, aux problématiques plus concrètes, révèle la permanence d’un désir d’engagement ; plus que de s’opposer à l’engagement politique, il peut en être l’amorce. Regarder la vidéo, dans le "A la Une/contributions au débat".
    • Parmi les points de tension qui contribuent à fragiliser la jeunesse étudiante et salariée, le logement est l’un des plus sensibles : des collectifs comme Jeudi noir en ont fait le cœur de leurs revendications. Mauvais fonctionnement du marché, peur des propriétaires, politiques publiques inadaptées conduisent à des prix prohibitifs, mais aussi des effets d’évictions et de relégation. Lire l'article
    • L’accès à l’emploi est aussi un point de tension, générateur de précarité dans l’accès au logement ou au crédit, mais aussi tout simplement à la consommation. Les jeunes de 16 à 25 ans subissent un « bizutage social » au moment de leur intégration sur le marché du travail, explique Hervé Garnier, secrétaire national de la CFDT en charge de la jeunesse. Lorsqu’ils y parviennent, ils cumulent les CDD, les missions d’intérim de façon systématique (extrait 1) Lire l'article

    Quelle politique ?

    Ces tensions identifiées, comment construire une politique efficace ? Différentes visions entrent ici en confrontation, selon deux lignes de clivage. La première oppose les partisans de politiques ciblées à ceux qui considèrent que ces politiques contribuent à discriminer la jeunesse. La seconde concerne le mode d’accès à l’autonomie économique, clé de l’intégration sociale : sécurisation de l’entrée dans l’emploi, ou aide individualisée ?
    • Dominique Balmary, président délégué de l’Uniopss (Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux) et bon connaisseur de la formation professionnelle continue, insiste sur deux points. Tout d’abord, c’est dans le cadre du droit commun qu’il faut se situer, afin d’éviter de discriminer davantage : car la question est bien d’intégrer. Mais la création d’un Haut Commissariat à la jeunesse peut aider à articuler et mettre en cohérence des politiques publiques touchant à la jeunesse mais relevant de différents ministères. Regarder la vidéo, dans le "A la Une/contributions au débat".
    • Le plan pour l’emploi des jeunes proposé fin avril mettra-t-il fin aux difficultés d’insertion sociale des jeunes ? Favorisant le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation, il répond à certains blocages mais ne change pas radicalement la donne. Sécuriser l’entrée dans l’emploi ne peut se dissocier d’une sécurisation des parcours conçue sur le long terme, explique Hervé Garnier, de la CFDT (extrait 2) Lire l'article
    • L’Unef propose pour sa part une allocation individualisée, explique son président Jean-Baptiste Prévost. Beaucoup d’étudiants, mais aussi une frange plus large de la jeunesse, sont aujourd’hui face à l’alternative de la dépendance familiale et de la précarité : il est temps de leur donner les moyens de se projeter de façon autonome dans l’avenir. L’enjeu est précisément de faire un choix, toujours différé jusqu’ici, entre les aides directes et les politiques familiales. Regarder la vidéo, dans le "A la Une/contributions au débat".
    • L’autonomie est beaucoup plus précoce qu’elle ne l’était autrefois, observe le sociologue Olivier Galland. Le modèle nordique table sur une indépendance précoce et en assume le financement, le modèle méditerranéen met en œuvre la solidarité familiale. Le modèle français se situe entre les deux. Il a comme point faible de générer de fortes inégalités entre les jeunes selon qu’ils disposent ou non d’un réseau familial en capacité de les aider. Sans renoncer à la souplesse offerte par ce modèle, c’est de ces inégalités qu’il faudrait sortir. Lire l'article

    Des chiffres

     

    Le taux de chômage des 15-24 ans dans l'Union européenne

    Selon les chiffres de l'Insee, pour l'année 2007, le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans dans l'UE à 27 est de 15,4 %. Parmi les États membres, le taux de chômage le plus bas a été enregistré aux Pays-Bas (5,9 %) et le plus élevé en Grèce (22,9 %). En France, il s'élève à 19,4%. Vingt et un pays ont connu une baisse de leur taux de chômage sur un an et six une hausse.

    Attention, ces chiffres sont à relativiser avec la proportion de jeunes au chômage dans la population totale. Ce qu'on appelle la part des chômeurs est un indicateur plus faible que le taux de chômage, qui mesure la proportion de chômeurs dans la seule population active. Comme beaucoup de jeunes sont scolarisés et que relativement peu ont un emploi, leur taux de chômage est très élevé alors que la proportion de chômeurs dans la classe d'âge est beaucoup plus faible. En 2007, la proportion de jeunes au chômage était de 7,3%.

     

    Plus d'informations sur le site de l'Insee

     

    Selon le CERC, chaque année, 117 000 jeunes sortent du système éducatif sans diplôme.

     

    Des dates

     

    Les différents dispositifs de l'Etat pour lutter contre le chômage des jeunes

    1977 : Premier pacte national pour l'emploi des jeunes lancé par Raymond Barre. Le projet est d'inciter les entreprises à prendre des jeunes en stage en échange d'exonérations de charges sociales.

    1984 : Laurent Fabius lance les travaux d'utilité collective, c'est-à-dire un travail à temps partiel dans les collectivités locales entre 3 mois et un an.

    1994 : Edouard Balladur tentera le Contrat d'insertion professionnelle (CIP) qui proposait des rémunérations d'embauche limitées à 80 % du smic. Des centaines de milliers de jeunes descendent dans la rue. Le projet est abandonné.

    1997 : Les emplois-jeunes de Lionel Jospin proposent 22 métiers nouveaux dans des collectivités et associations d'une durée maximale de 5 ans, quelque soit leur niveau de qualification. 350 000 embauches pendant cinq ans dans le secteur public et les associations.

    2006 : Le Contrat première embauche (CPE) de Dominique de Villepin propose une période d'essai de deux ans pour les jeunes de moins de 26 ans qui entrent sur le marché du travail. Le projet est retiré après des manifestations massives.

    2009 : Nicolas Sarkozy annonce un plan de 1,3 milliards d'euros pour la formation et l'emploi des jeunes, axé sur l'apprentissage et les contrats pro. Objectif : le recrutement de 320 000 apprentis et de 170 000 contrats de professionnalisation d'ici juin 2010.

     

    Tout savoir sur les différents types de contrats aidés sur Associanet

     

    Les mouvements lycéens et  étudiants*

    Mars 1973 : Les lycéens, rejoints par les étudiants, sont en grève tout le mois. Ils manifestent contre l'abrogation des sursis militaires au-delà de 21 ans et contre la création du DEUG. Mouvement lycéen le plus important depuis 1968.

    Mars-Mai 1976 : Mouvement étudiant contre la réforme du second cycle universitaire, voulant adapter la formation aux besoins du marché du travail. La réforme d'Alice-Saunié-Seité est aménagée mais maintenue.

    Nov-Déc 1986 : Mouvement massif des lycéens et des étudiants contre le projet de loi Devaquet, qui prévoit d'augmenter l'autonomie des universités. La mort d'un étudiant, Malik Oussekine, frappé par des policiers donne le coup de grâce à la réforme.

    Novembre 1990 : Mécontentement des lycéens, dont le nombre a fortement augmenté, devant les conditions d'accueil  et d'études.  Un plan d'urgence est obtenu de Lionel Jospin. Certaines manifestations lycéennes se terminent par des pillages de magasins.

    Mars 1992 : Mobilisation contre la réforme universitaire et lycéenne de Lionel Jospin.

    Mars 1994 : Manifestations et grèves contre le projet de CIP d'Edouard Balladur.

    Nov-Déc 1995 : Mouvement de grève étudiante contre les conditions matérielles. Jusqu'à fin décembre, ce mouvement rejoindra le mouvement social des services publics engagé contre le plan de financement de la protection sociale du Premier ministre Alain Juppé. Face à la plus importante grève depuis mai 1968, le gouvernement cède sur la réforme des régimes de retraite, mais maintient ses projets concernant la sécurité sociale.

    Oct-Nov 1998 : Mobilisation contre les conditions d'études. Plus de moyens sont demandés à Claude Allègre.

    Mai 2003 : Grèves contre le projet de loi de modernisation des universités, présenté par Luc Ferry. Réforme reportée.

    Fév-Avril 2005 : Les lycéens défilent contre le projet de loi sur l'école de François Fillon. Il abandonne la réforme du bac mais maintient les autres aspects du projet mais maintient d'autres aspects du projet.

    Fév-Avril 2006 : Grèves et manifestations étudiantes et lycéennes contre le projet CPE.

    Nov-Déc 2007 : Mobilisation étudiante et lycéenne contre le projet d'autonomie des universités présenté par Valérie Pécresse. Le projet est aménagé mais maintenu.

     

    *Chronologie prise dans « Regard sur...les jeunes en France », sous la direction de Bernard Roudet, Pul

     

    Des travaux, des études...

     

    Le Céreq (Centre d'études et de recherches sur la qualification) a mis en place depuis le début des années 90 un dispositif d'enquêtes longitudinales sur les premières années de vie active. Il a ainsi suivi les trois premières années passées sur le marché du travail d'un échantillon de 27 000 jeunes représentatifs de l'ensemble de la génération ayant quitté le système éducatif en 1992.

    En s'appuyant sur un calendrier décrivant mois par mois la situation des jeunes mais également sur des données plus précises concernant le premier emploi et l'emploi occupé au bout de trois années passées sur le marché du travail, ce dispositif permet non seulement d'analyser les trajectoires d'entrée dans la vie active mais aussi de distinguer, d'une génération à l'autre, les aspects structurels et conjoncturels de l'insertion.

    Des travaux, consultables en ligne sur le site du Céreq, ont ainsi été réalisés sur la « Génération 92 », la « Génération 98 », la « Génération 2001 » et la « Génération 2004 ».

     

    Le CERC (Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale) a rendu un rapport sur « l'insertion des jeunes sans diplôme ». Dans ce rapport, le CERC compare les politiques publiques mises en place en France avec celles des autres pays européens. Il y aurait 117 000 jeunes qui sortent chaque année du système sans diplôme. Parmi eux, il y a ceux qui sortent sans qualification (c'est-à-dire les élèves qui n'ont pas achevé le premier cycle de l'enseignement secondaire (sortie avant la 3e) ou qui n'ont pas dépassé la première année d'un enseignement professionnel court genre CAP/BEP). Ils sont évalués entre 50 et 60 000.

    Consulter le rapport du CERC

     

    L'OVE (Observatoire national de la vie étudiante) réalise tous les trois ans une enquête nationale auprès d'un échantillon représentatif de l'ensemble des étudiants inscrits dans un établissement d'enseignement supérieur français.

    Consulter toutes les enquêtes de l'OVE

     

    Martin Hirsch, Haut commissaire à la Jeunesse a mené jusqu'au 30 mai 2009 une concertation sur la refondation d'une politique à l'égard de la jeunesse.  La discussion s'est construite autour de 7 piliers : la formation, l'orientation les ressources et la résidence, la citoyenneté et la culture, l'emploi, le logement et la santé (FORCES). Un livre vert reprenant les conclusions doit sortir en juin 2009.

    Un site est dédié aux travaux de la Commission sur www.lagenerationactive.fr

     

    Le site du Haut-commissariat à Jeunesse et à la vie associative

    Vos commentaires

    • Jen-Claude Charrié le 25/06/09
      Rebond sur les enjeux.

      Le fait que le soutien des jeunes au système se délite, n’est pas forcément un problème en soi, tant ce système est ubuesque en général et cynique à leur égard ; et comme il est dit en conclusion l’enjeu c’est bien en effet « l’ensemble du système » qui n’offrant aucun avenir stimulant à l’immense majorité ne saurait lui-même en avoir un.
      La nouvelle n’est au fond pas si mauvaise.
      Elle pourrait même être bonne pour peu qu’elle ouvre sur une alternative.
      Mais c’est bien là qu’est en fait le problème, car d’alternative il n’y a point. Et pour cause !
      Ceux-là même qui devrait la porter, les jeunes, ont été éduqués pour respecter et reproduire, certainement pas pour bousculer et inventer.
      Une vraie politique de la jeunesse ce devrait être en fait une politique de l’investissement éducatif bien compris. Mais il faut commencer quand ils sont touts petits, après quand ils ont des boutons c’est trop tard.
      On peut toujours rêver… et dire nos rêves.
      En attendant, en effet, quelques générations viennent d’être sacrifiées et quelques autres s’apprêtent à l’être à leur tour… en attendant que le réalisme de nos rêves s’impose (ça devrait être assez long, pour l’instant n’oublions pas que nous en sommes à savoir s’il faut mettre des portiques de sécurité ou plutôt des flics à l’entrée des écoles… on sait pas bien, on réfléchi).
      Et donc, pendant ce temps, Martin s’y colle, à trouver à leur place qu’est ce qu’on pourrait bien faire pour les sacrifiés.
      Peu, je pense pour ma part qu’il y a peu à faire.
      De l’accompagnement, du soin social, autant que faire ce peut, comme on peut et sans trop d’ambition au-delà d’une relative paix civile.
      Certain diront que c’est déjà beaucoup.
      Oui, sûrement mais, l’urgence d’une politique de la jeunesse, la vraie urgence c’est de couper la source, d’arrêter ce flot, de bien s’occuper des petits.
      Répondre
    • Dugelay Danièle le 17/06/09
      Bonjour, j'apprécie beaucoup votre esprit d'ouverture. Je suis cependant surprise que vous vous adressiez à un rédacteur de la Revue Esprit sans présentation particulière. Il faut savoir, pour mieux éclairer l'interview, qu'Esprit est une publication des Personnalistes, philosophes ou sociologues ou politiques etc... Le personnalisme est une doctrine chrétienne fondée sur la concertation et opposée à toute confrontation, donc en particulier opposée à la lutte des classes. Les personnalistes se donnent pour mission de faire partager leurs idées et ceci, selon ma propre expérience, de façon très discrète. Ils espèrent une société constituée de personnes et de communautés qui s'organisent par la conciliation permanente. Puisqu'il s'agit d'un projet de société, c'est donc par nature politique. J'ajoute que cette philosophie est très proche de la doctrine sociale de l'église, elle en est même peut-être un projet d'application. C'est leur droit absolu, mais ce que je leur reproche, c'est de s'avancer "masqué".
      Le savoir doit se partager et c'est ce que je fais ici. Bien cordialement.
      Répondre
    • Nat le 09/06/09
      Eh bien triste constat... Si depuis mai 68, toutes les politiques semblent avoir échouées...
      Le problème en fait c'est qu'à l'écoute de votre reportage on comprend que toutes les tentatives politiques pour tenter comprendre la jeunesse sont des politiques de constat et non de prévention... Le temps donc que l'on constate, que l'on s'interroge puisque l'on donne une solution... du temps à passer et d'autres problèmes surgissent et aucune politique préventive donc qui va de l'avant n'est posée...
      C'est sans doute une des solutions. S'interroger sur tous les domaines en mêmes temps aussi. Ne pas uniquement se concentrer sur le problème du chômage mais donner des solutions éducatives. Changer l'école....
      Répondre

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